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Puis-je me dispenser de prendre une garantie pour mes frais de soins ?

   

Il s’agit d’une obligation, et chaque travailleur frontalier devra en justifier.
 
Cette obligation d’assurance maladie frontalier intervient dès le début de l’activité professionnelle en Suisse.

Il n’y a pas de droit acquis de Sécurité Sociale pour un salarié qui jusqu’ici travaillait en France, et reprendrait une activité salariée en Suisse. Il doit souscrire une garantie pour le premier jour de son activité suisse.
A défaut, le salarié ne dispose d'aucune garantie d'assurance maladie.

 

 

Quel choix opérer, entre s’assurer en Suisse ou en France ?

   

Les tarifications pratiquées par les Caisses maladie Suisse sont, comme chacun peut le vérifier, d’un coût beaucoup plus élevé qu’une assurance souscrite en France. Cela s’explique sans doute par une médecine plus chère en Suisse qu’en France.

Par ailleurs, les garanties sont assorties d’une franchise annuelle par année de 300 Francs Suisse, et les remboursements s’opèrent à raison de 90% du montant des débours (avec un maximum de 700 CHF par an/adulte et 300 CHF par enfant) ; ce qui fait qu’une assurance maladie complémentaire au régime suisse est souvent nécessaire pour améliorer la prise en charge de la Caisse Maladie Suisse.

C’est sans nul doute la raison pour laquelle une très faible partie de la population frontalière opte pour cette possibilité. Parmi eux figurent les nationaux Suisses qui résident en France (15.000 à 20.000 personnes), mais qui ont toujours été habitués à gérer leurs dépenses de santé avec leur Caisse Suisse.
 

 

 

Quel choix opérer entre s’assurer auprès de la Sécurité Sociale ou d’un assureur privé ?

   

Pour la CMU, l’appel de cotisation est forfaitaire, basé sur un taux actuellement de 8 % du revenu fiscal de référence déduction faite d’un montant forfaitaire de 7.083 € (il est prévu, depuis longtemps, une évolution du taux à 13,50 % pour s’apparenter au régime du salarié français). Ce n'est pas encore fait.

Par ailleurs, les remboursements nécessitent une mutuelle santé complémentaire, pour compléter le régime de base, comme tout salarié français travaillant en France.

En outre, le travailleur frontalier et ses ayants droits pourront bénéficier d’un régime de soins en Suisse, au cours d’un séjour en Suisse mais uniquement pour des soins dits "inopinés" (soins urgents et/ou nécessaires).

Par contre, pour les soins dits "programmés" (les soins avec rendez-vous), aucune possibilité de prise en charge, sauf à obtenir de la CPAM une autorisation préalable. Celle-ci ne délivrera une telle autorisation que dans la mesure où un établissement hospitalier en France n'est pas à même de pouvoir prodiguer ces soins.
Un formulaire (E112) devra être complété.
 
Les soins seront alors remboursés sur la base de la réglementation suisse, en matière d'entraide internationale donc avec franchises et plafonds.

Enfin le choix de la Sécurité sociale (CMU) est irréversible. Celui qui y adhère ne pourra plus opter par la suite pour un assureur privé. A l’inverse, celui qui a choisi une assurance privée peut, en respectant les délais contractuels, renoncer à son contrat au profit de la CMU.

 

 

L’assureur privé est il donc un choix inéluctable pour tout frontalier ?

   

Dans la très grande majorité des cas, la réponse est affirmative :

Un seul et même contrat règle l’ensemble des frais de soins (hors accident géré par une Caisse Accident Suisse souscrite par l’employeur). Une mutuelle complémentaire n’est pas nécessaire.

Les choix de garanties sont multiples, avec remboursement des prestations uniquement en France, ou prestations prodiguées en France et en Suisse (en France sur la base du tarif français et en Suisse sur la base du tarif suisse).

 

 

Dans quelles circonstances le choix de la Sécurité Sociale pour le frontalier est-il opportun ?

   

Le choix de la CMU peut se révéler adapté notamment en cas d’antériorité médicale grave. L’assureur privé soumet généralement toute adhésion à un questionnaire médical sur l’état de santé de la personne, et peut se réserver la faculté soit d’adapter ses cotisations, soit de refuser l’adhésion.
Par contre, l’adhésion à la Sécurité Sociale est, pour les nationaux, un droit.

Ce choix peut se révéler bénéfique également pour les familles nombreuses, puisque la cotisation est forfaitaire.

En effet, l’adhésion à la Sécurité Sociale du frontalier entraîne l’adhésion corrélative de sa famille si le conjoint ne travaille pas, et de ce fait seule une complémentaire maladie pour chacun des membres de la famille est nécessaire.

Cette complémentaire maladie, qui intervient en complément des prestations de la Sécurité Sociale, est d’un coût global moins important qu’un régime plénier. Mais il faut compter avec la cotisation CMU forfaitaire de 8 %.

 

 

Quand faut il s’assurer ?

   

L’affiliation du frontalier à une assurance maladie doit intervenir dès le premier jour de l’activité professionnelle en Suisse.
Comme nous l’indiquions, il n’y a pas de droit acquis de Sécurité Sociale pour un salarié qui jusqu’ici travaillait en France et reprendrait une activité salariée en Suisse.

Bien plus, la CPAM pourra demander, si elle en a connaissance, la restitution de la carte vitale de l'assuré.

Le frontalier a donc tout intérêt à souscrire sa garantie avant son 1er jour d'emploi en Suisse.

Par la suiste, il devra demander à être exempté de l’affiliation au régime fédéral d’assurance maladie (LAMal), en justifiant de ses garanties par une attestation de son assureur privé.
A défaut de pouvoir justifier d'une garantie dans les trois mois qui suivent le début de l'activité professionnelle, le service de l'assurance maladie du canton affiliera d'office le frontalier à l'assurance maladie Suisse (LaMal).
Un service de contrôle très zélé, dépendant du département de la solidarité et de l'emploi du canton, adressera, le plus souvent,  un formulaire spécifique, en demandant de joindre les justificatifs correspondants et de renvoyer le tout "impérativement dans un délai de 60 jours".

 

 

Quel assureur privé faut-il choisir ?

   

Le choix comparatif n’est pas aisé, car chaque assureur y va de sa propre grille de prestations.
Néanmoins notre orientation est de faire souscrire un contrat dont le sérieux et la qualité des garanties sont depuis plus de quarante ans reconnus, avec :

Des garanties d’exonération de cotisation en cas de chômage.
La limitation des majorations d’années en années.
La qualité des prestations, avec forfaits optiques renforcés et prises en charge importantes en soins et prothèses dentaires.

La rapidité des remboursements et tiers payant pharmaceutique.
La prise en charge en cas d’hospitalisation, dispensant de l’avance des frais de soins.
La prise en compte de spécificités comme médecines douces (ostéopathie, acupuncture).
La prise en compte de toutes les vaccinations.
L'assistance permettant une aide ménagère, une location de télévision…
L'absence de frais de dossier.

 

   
 

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